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Depuis octobre 2010, la région Rhône-Alpes est dotée d’un Plan d’élimination des déchets dangereux

predd_1743Lors de son Assemblée plénière des 21 et 22 octobre 2010, le Conseil régional a approuvé a l'unanimité le Plan régional d'élimination des déchets dangereux Rhône-Alpes (PREDD).

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L’obsolescence programmée, symbole de la société du gaspillage - Le cas des produits électriques et électroniques

Septembre 2010
Par Marine Fabre et Wiebke Winkler

Qui n'a jamais été mécontent des appareils vendus aujourd'hui ?
Fragiles, complexes, de qualité médiocre, ils nous rendent parfois nostalgiques des bons vieux appareils vendus autrefois...
On entend souvent que les produits conçus aujourd'hui sont moins robustes qu'hier, que la durée de vie des produits diminue, que le « four de grand-mère » fonctionne toujours bien alors que le modè le perfectionné acheté il y a quelques années a déjà été mis au rebut après être tombé en panne.
 
Les biens d'aujourd'hui semblent durer moins longtemps ; nous sommes entrés dans l'ère d'une société de consommation fondée sur le renouvellement rapide des produits. Quels sont les facteurs qui contribuent à cette diminution de la durée de vie des biens ? Quelles sont les raisons qui nous poussent à remplacer les produits tombés en panne au lieu de les réparer ?

Ces évolutions qui semblent s'être accélérées ces quinze dernières années paraissent dues au rythme de l'innovation technologique de plus en plus soutenu, mais également aux astuces visant à rendre un appareil obsolète afin qu'il soit rapidement remplacé par un nouveau produit. La sortie de l'iPad1, le dernier gadget d'Apple, en mai 2010 ou encore l'actuel passage au numérique des chaînes de télévision françaises sont des exemples parmi d'autres de cette course à l'innovation qui entraîne un renouvellement des équipements des ménages et un accroissement des e-déchets.

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Prêt à jeter : enquête sur l’obsolescence programmée de nos équipements


Mardi prochain, Arte diffuse Prêt à jeter, une enquête édifiante qui démontre que la plupart des biens de consommation sont conçus... pour ne pas durer. Un produit usé = un produit vendu ! Tourné aux quatre coins du monde, ce film enquête sur l'obsolescence programmée, concept vieux comme l'industrie mais toujours vivace. Une démonstration aussi implacable qu'éclairante.

Dans les pays occidentaux, on peste contre des produits bas de gamme qu'il faut remplacer sans arrêt. Tandis qu'au Ghana, on s'exaspère de ces déchets informatiques qui arrivent par conteneurs. Ce modèle de croissance aberrant qui pousse à produire et à jeter toujours plus ne date pas d'hier. Dès les années 1920, un concept redoutable a été mis au point : l'obsolescence programmée. "Un produit qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires", lisait-on en 1928 dans une revue spécialisée. Peu à peu, on contraint les ingénieurs à créer des produits qui s'usent plus vite pour accroître la demande des consommateurs.

CROISSANCE FOLLE

"À l'époque, le développement durable n'était pas au centre des préoccupations", rappelle Warner Philips, arrière-petit-fils des fondateurs de la marque du même nom. Mais alors que les ressources de la planète s'épuisent, rien n'a changé. "La logique est croître pour croître", note Serge Latouche, professeur émérite d'économie à l'université de Paris 11. Tournée en France, en Allemagne, en Espagne, au Ghana et aux États-Unis, nourrie de nombreuses archives et interviews, avec, pour fil conducteur, le test d'une imprimante récalcitrante, cette démonstration minutieuse débusque les avatars de l'obsolescence programmée et leurs répercussions. Elle esquisse aussi d'autres modèles économiques : de la décroissance, prônée par Serge Latouche, à une industrie qui produirait et recyclerait à l'infini, à l'image de la nature. Une investigation passionnante, qui, l'exaspération une fois passée, amorce la réflexion.

Ce documentaire est suivi d'un débat à 21.55 (30mn).

Une obsolescence programmée : Illustration avec quatre objets familiers

  • Rament les baladeurs : Les premiers iPod n'étaient pas donnés. Alors quand dix huit mois après, ses utilisateurs ont vu que la batterie de leur nouveau joujou rendait l'âme et que la firme à la pomme n'envisageait pas de la remplacer, certains d'entre eux se sont mobilisés. Après un procès qui a débouché sur un accord entre les deux parties, l'entreprise a mis en place un service de remplacement des batteries, étendu leur garantie à deux ans et dédommagé les plaignants.
  • Plantent les imprimantes : Difficile de les faire réparer. En général, les fabricants conseillent d'en racheter. Dans Prêt à jeter, Marcos LÓpez, un jeune informaticien lâché par son imprimante, décide d'en savoir plus. Sur les forums, il apprend qu'une puce détermine la durée de vie de sa machine. Au bout d'un certain nombre d'impressions, celle-ci sonne le glas du système. Heureusement, le Web fourmille de développeurs malins. Le Russe Vitaliy Kiselev a ainsi inventé un logiciel qui remet le compteur à zéro. Marcos charge le programme sur son ordinateur, et, comme par magie, son imprimante reprend vie !
  • Claquent les ampoules : À Livermore, en Californie, une ampoule mystérieuse éclaire depuis cent dix ans. Filmée en permanence, elle a survécu à deux webcams. Sans aller jusque-là, ses congénères des années 1920 fonctionnaient en moyenne deux mille cinq cent heures. Mais, en 1925, un cartel d'industriels réduisit cette durée à mille heures, pour forcer les consommateurs à en acheter plus souvent. Cette entente sera condamnée en 1953, sans effet. Depuis, des inventeurs déposent des brevets permettant d'augmenter la longévité des ampoules, jusqu'à cent mille heures pour l'un d'eux. Mais, bizarrement, on ne trouve pas ces produits miracles en rayon !
  • Filent les bas : En 1940, le groupe Dupont, fleuron de la chimie, lance le Nylon. Grâce à cette fibre révolutionnaire, les bas ne filent plus et les consommatrices sont ravies. Mais l'affluence des premiers temps une fois passée, les boutiques désemplissent et les ingénieurs sont sommés d'inventer des produits moins résistants. En variant la quantité d'additifs protégeant la fibre, ceux-ci ont, bon gré mal gré, programmé l'usure du produit. Et les mailles se sont remises à dégringoler sur les jambes des femmes...

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